Banquière d’affaires, manager, rockeuse…

C’est une banquière d’affaires pas comme les autres. A 38 ans, cette mère de trois enfants a un profil d’ « astronaute », puisqu’elle a fondé sa propre banque d’affaires et son propre fonds d’investissement. Dans ce « monde d’hommes », elle s’impose avec un style de « femme forte », « bienveillante », qui gère ses affaires comme on gère sa vie, avec responsabilité.

La vie est parfois un « rock » rythmé et «dynamique». Celle de Salma Benaddou Idrissi a été une succession de réussites, à une époque où les choix de carrière étaient plus « clairs » et qu’on pouvait se projeter dans l’avenir. Elle a suivi la « voie royale » des études supérieures en France, d’une carrière dans la finance avant de se lancer dans l’entreprenariat. Cette ambition d’être à la tête de sa propre entreprise, elle la doit sans doute à son père. Ce dernier, ingénieur, a lui-même fondé sa propre entreprise à cinquante ans: « Il avait cette âme d’entrepreneur, et c’est sans doute un trait de famille », explique Salma.

100% banquière d’affaires
Nous sommes en 2002, lorsque Salma entre dans la vie active. « L’EM Lyon est une « belle » école qui attire les recruteurs. J’ai pu intégrer la Banque d’affaires Lazard, une « belle » institution dans laquelle il fallait être très compétent d’entrée de jeu », confie-t-elle. Commence alors une année « intense » où elle se donne corps et âme à son travail. Dans la banque d’affaires, il faut être « sharp », affuté comme un Katana, et Salma s’adapte. « La culture de l’excellence de Lazard est telle que c’est réellement une « école ». On a un souci du « travail bien fait », une exigence qui « enrichit » tant culturellement qu’en termes d’expérience», avance-t-elle.
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Extrait de l'article 77145  - 13 février 2017 : challenge.ma