Conseils pour bien préparer son examen

Ces conseils ont été développés par Dr. NARJISSE LASSAS, Professeur associée en Leadership et Accompagnement des Transformations Individuelles et Collectives à emlyon business school.

Conseil #1 : Prendre conscience de ses points forts pour développer ses capacités.

 

Pour identifier nos propres talents, voici trois critères simples à appliquer.

Un talent est un point fort qui s’exprime dans un (ou des) domaine(s) dans le(s)quel(s) nous réalisons :

  1. « HAUT LA MAIN »

Une certaine performance ou des résultats très satisfaisants qui font la différence et nous permettent de nous démarquer ;

  1. « TROP FACILE » 

Avec aisance : la tâche est effectuée facilement, l’effort semble naturel, voire même inexistant ;

  1. « HAVE FUN » 

Que le plaisir est généralement l’état interne qui nous accompagne lorsque nous sommes connectés à nos talents.

Une fois identifiés et conscientisés, il est préconisé de valoriser ses points forts en les notant, en les utilisant le plus souvent possible et il s’avère qu’en s’appuyant dessus régulièrement, on se donne les moyens d’accéder à l’excellence dans ces domaines et par la même occasion, on permet au cerveau et au corps de maintenir un meilleur niveau d’attention, de confiance et de motivation ; ces ingrédients étant nécessaires au développement des capacités, y compris dans les domaines où on est moins « talentueux ».

Très belle continuation à tous les lecteurs et en particulier aux élèves qui préparent leur BAC et aux étudiants qui s’attaquent aux concours, en cette période !

Conseil #2 : Cerner les pensées parasites et apprendre à les apprivoiser, les diminuer et parfois les éliminer

 

Les mots sont le fil dont nous tissons nos expériences. – Aldous Huxley

Ah toutes les histoires qu’on se raconte … Avez-vous déjà remarqué à quel point notre dialogue intérieur (appelé également monologue intérieur) détermine en grande partie notre qualité de vie ?

Tout le monde se parle intérieurement, certains probablement beaucoup plus que d’autres mais la question ici est plutôt d’ordre qualitatif. Il serait presque tentant de dire « dites-moi comment est votre dialogue intérieur et je vous dirai qui vous êtes », un peu présomptueux comme formule. Tenons-en-nous à la qualité de nos pensées, puisque ce sont elles qui constituent l’essentiel de ce fameux dialogue intérieur.

Il semblerait que le cerveau humain assiste à la naissance et à la disparition d’environ 60000 pensées par jour, dont deux tiers seraient répétitives. A votre avis, en faisant le point sur les vôtres, quelle est la proportion des pensées positives, aidantes qui vont dans le sens de vos buts du moment?

Nous savons que nos pensées sont des (auto-)suggestions qui, selon leur nature, engendrent des émotions (joie, peur, etc.), produisent des effets sur notre corps et nous entraînent dans une dynamique vertueuse … ou pas.

Commençons alors par repérer:

  1. d’une part, nos pensées positives, issues de notre « fan club intérieur », la partie de nous qui a confiance, qui est optimiste, qui est prête à nous soutenir en toute circonstance, nous permet de bénéficier des effets gratifiants et moteurs. Bâtir sur ces pensées, en faire des « mantras » ou slogans répétés, faire le choix d’en user et abuser et de constituer un vivier de pensées positives et stimulantes, une sorte de réservoir où il s’agira de puiser en cas de besoin. Un dialogue positif et motivant avec nous-même va améliorer l’image que nous avons de nous et de ce qui nous entoure ;
  2. d’autre part, nos pensées parasites, celles qui nourrissent nos doutes et nos peurs pour pouvoir faire le tri parmi elles et identifier celles qui ont une utilité (la bonne dose de doute par exemple, plutôt signe d’intelligence, qui nous permet de nous remettre en question et de rectifier certains comportements) et les autres, beaucoup trop parasitantes (on dirait qu’elles proviennent d’une partie de nous qui ne croit pas suffisamment en nous ou qui a tendance à ne pas voir la partie pleine du verre).

Là, il s’agit d’apprendre à :

a) distinguer ce qui est factuel de ce qui relève d’une perception erronée,

b) dialoguer avec cette partie,

c) parfois écrire ces pensées comme pour les évacuer

d) ou tout simplement aller faire du sport ou se changer les idées en discutant avec des proches positifs (toujours avoir un fan club, même s’il n’est constitué que d’une ou de deux personnes).

Parfois, il suffit de prendre conscience de ce dialogue intérieur et de le nettoyer illico presto, en remplaçant la perception d’une réalité en décidant de se raconter une autre histoire, puisée dans le vivier constitué auparavant 😉

S’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose. – Lewis Carroll

 

Conseil #3 : Utiliser les bons outils et des astuces pour réussir ses épreuves

 

L’excellence n’est pas le fruit du hasard, c’est la ritualisation des bonnes pratiques et l’apprentissage des stratégies de réussite.

Rien de tel qu’une bonne préparation mentale, émotionnelle et physique!

Après avoir évoqué les talents (en apprenant à repérer et à capitaliser sur vos points forts) ainsi que l’hygiène mentale (en conscientisant la qualité de vos pensées et de votre dialogue intérieur), examinons à présent quelques stratégies de réussite (d’autres publications suivront).

Ne dit-on pas que l’on a la chance qu’on se donne ?

Pour construire sa chance (de réussir un examen, un concours, un projet), voici quelques étapes basiques et efficaces :

  1. Déterminer un objectif clair et précis, à la fois réaliste et ambitieux (pour le challenge), dépendant de soi et affirmé de manière positive ;
  2. Le décliner en actions concrètes: découper un objectif en petits pas pour pouvoir le réaliser progressivement en se donnant le moyen de suivre les opérations ;
  3. Sur la base de ces premiers pas, se faire ou recevoir un feedback: la stratégie des petits pas porte ses fruits, soit sous la forme de quick wins, ou bien d’actions correctrices
  4. Lorsque l’objectif est atteint, avoir une pratique réflexive, autrement dit, prendre le temps de noter les leçons d’expérience, les apprentissages acquis dans cette expérience et si l’objectif n’est pas totalement atteint, faire preuve de flexibilité et d’agilité en répondant aux deux questions suivantes :
  • Comment suis-je arrivé(e) à ce résultat, qu’ai-je fait concrètement ?
  • et si c’était à refaire, comment m’y prendrais-je ?

Souvenez-vous, il n’y a pas d’échec, il n’y a que des expériences, du feedback et des apprentissages !

A vous, ACTION !